Le nom de domaine
C'est l'adresse de votre site, et la partie la plus précieuse. S'il est à votre nom, vous pouvez l'emmener ailleurs. S'il est au nom du prestataire, c'est la première chose à régler.
Beaucoup d'artisans et de commerçants paient leur site chaque mois, souvent depuis des années. Le jour où le contrat s'arrête, le site s'arrête aussi, et parfois les adresses e-mail avec. Voici ce qui vous appartient, ce qu'il faut récupérer avant la date de fin, et comment changer sans perdre votre place sur Google.
C'est l'adresse de votre site, et la partie la plus précieuse. S'il est à votre nom, vous pouvez l'emmener ailleurs. S'il est au nom du prestataire, c'est la première chose à régler.
Il est souvent construit avec un outil maison du prestataire. Dans ce cas, il ne peut pas être déplacé : il faut en refaire un, et cette fois il sera à vous.
Vos propres photos de chantier ou de boutique restent à vous. Les photos de banque d'images sont souvent sous licence du prestataire, et les textes qu'il a écrits dépendent de ce que dit le contrat.
Si elles sont hébergées chez le prestataire, elles s'arrêtent avec le contrat, messages compris. On y pense rarement, et c'est souvent ce qui manque le plus le lendemain.
Votre fiche Google et ses avis ne dépendent pas du site, mais l'agence l'a parfois créée avec son propre compte. Sans accès, vous ne pouvez ni la mettre à jour ni répondre aux avis. Demandez à en devenir propriétaire.
Les chiffres de visites sont souvent dans l'outil du prestataire. Notez les pages les plus visitées avant la fin : elles serviront à construire le nouveau site.
Pour un domaine en .fr, la recherche se fait sur le site de l'Afnic, l'organisme qui gère cette extension. Pour un .com, un service "whois" donne la même information. Regardez le nom du titulaire : ce doit être votre entreprise.
Si c'est bien vous, demandez au prestataire le code de transfert du domaine, appelé aussi code d'autorisation. Le titulaire a le droit de l'obtenir. Avec ce code, le domaine part chez le nouvel hébergeur, et votre adresse ne change pas.
Si le domaine est au nom du prestataire, demandez par écrit qu'il soit mis à votre nom avant la fin du contrat. Sans cela, l'adresse que vos clients connaissent peut vous échapper.
Si le site risque d'être coupé avant que le nouveau soit prêt, une simple page avec votre téléphone et votre adresse e-mail évite de perdre les clients qui vous cherchent.
Google connaît les adresses des pages de votre ancien site. Si elles disparaissent sans rien à la place, les visiteurs tombent sur une erreur et le site perd une partie de sa visibilité.
Il faut des redirections : chaque ancienne adresse renvoie vers la page équivalente du nouveau site. Elles ne sont possibles que si vous gardez votre nom de domaine, une raison de plus pour le récupérer.
Pensez aussi à mettre à jour le lien vers le site dans votre fiche Google et dans les annuaires où vous êtes inscrit.
Si c'est l'agence qui gère votre fiche Google, demandez-lui par écrit de vous en transférer la propriété. Vous pouvez aussi passer par Google : depuis votre propre compte, cherchez la fiche et demandez l'accès. La demande est envoyée au propriétaire actuel, et s'il ne répond pas, Google permet souvent de valider la fiche vous-même au bout de quelques jours. Une fois propriétaire, vous corrigez vos horaires, vos photos et vos services, et vous répondez vous-même à vos avis.
Multipliez la mensualité par le nombre de mois du contrat. Comparez ensuite avec un site payé une fois, plus l'hébergement et le nom de domaine chaque année. Sur la durée d'un contrat de location, l'écart est souvent important, et à la fin le site acheté est toujours à vous.
Les prix d'un site vitrine et ce qui revient chaque année sont détaillés dans l'article Combien coûte un site internet à Vannes ?

Pour un prochain contrat, ou pour comprendre le vôtre, ces points méritent d'être vérifiés :
Un contrat clair dit tout cela en quelques lignes. S'il faut chercher, c'est déjà une indication.
J'insiste sur les textes. Quand je travaillais en agence, un client nous a demandé de reprendre son site, vendu sous abonnement par une autre société. Il était plein de fautes, d'incohérences et d'informations fausses sur son activité. Nous avons fini par comprendre que la rédaction avait été sous-traitée sans qu'il le sache, et que personne n'avait relu avant la mise en ligne. Ce sont pourtant ces textes que ses clients lisaient. Demandez à relire et à valider chaque page avant la publication.
Un professionnel n'a normalement pas les protections d'un particulier. Il existe une exception : un contrat signé hors des locaux du vendeur, par exemple chez vous ou sur votre chantier, par une entreprise de cinq salariés au plus, quand son objet ne relève pas de son activité principale (article L221-3 du Code de la consommation). Un délai de rétractation de quatorze jours s'applique alors, et il est prolongé si le contrat ne vous en informait pas.
La Cour de cassation a déjà appliqué cette règle à un site internet commandé par une architecte, en jugeant que la publicité sur internet ne relevait pas de son activité principale (arrêt du 12 septembre 2018). Chaque situation reste particulière : je ne suis pas juriste, et si vous pensez être dans ce cas, faites relire votre contrat par un avocat.
Le site est payé une fois et il est à vous. Le nom de domaine est à votre nom. L'hébergement et la maintenance se résilient avec un mois de préavis, et si vous partez, je vous remets les accès et une sauvegarde complète du site. Les conditions générales sont en ligne, à lire avant de signer, sans personne dans votre salon.
Votre contrat arrive à son terme ? Envoyez-moi l'adresse de votre site : je vous dis ce qui peut être récupéré, ce qu'il faut faire avant la date de fin, et ce que coûterait un site à vous. Réponse sous 24 heures ouvrées.
Appeler le 06 52 78 53 68